Historique

A Aproz, petit village connu au loin à la ronde pour son eau de grand renom, la jeune histoire du FC est constellée de difficultés.

Alors que la fanfare, « L’Echo du Mont » et le chœur mixte « Le Muguet » ont vu le jour au lendemain de la deuxième guerre mondiale, le FC Aproz a plus modestement célébré ses 40 ans d’existence en 2009.

L’idée de créer un club de football à Aproz a germé dans l’esprit d’une poignée de fervents sportifs, vers la fin des années 1960. A l’époque, bon nombre de jeunes Aproziens évoluaient au sein des équipes des environs, de celle de Châteauneuf en particulier. Le désir de ces jeunes forces en exil de se rassembler pour défendre les couleurs villageoises et l’amitié réciproque qui les liaient, ont favorisé la naissance du club.

L’assemblée constitutive, réunie à la fin de l’année 1969, adoptait les premiers statuts du FC Aproz et élisait son premier président en la personne du regretté Marcel Rossini. Durant la première saison, l’équipe était inscrite sous le nom de Châteauneuf II, en attendant son affiliation à l’Association Valaisanne de Football (AVF). Le 7 mars 1970, avec l’aimable accord du FC ES Nendaz, le comité central de l’AVF acceptait l’inscription du FC Aproz comme nouveau membre actif.

Les débuts de la société ne furent pas exempts de revers et l’enthousiasme initial fut à maintes reprises ébranlé. A l’indigence des moyens matériels se sont ajoutés maints obstacles à surmonter. Sans terrain de jeu, les Aproziens jouèrent toutes leurs rencontres sur la pelouse du FC Châteauneuf d’abord, sur un terrain de fortune aménagé à l’ouest de Châteauneuf-Conthey (actuellement terrain de Sécheron) ensuite. Leur entraînement se déroulait dans des conditions satisfaisantes sur la propriété aimablement mise à leur disposition par la direction de la SEBA Aproz SA, sur la rive droite du Rhône, à proximité de l’usine d’eau minérale.

Avec persévérance, volonté et courage, ceux-là même qui avaient porté la société naissante sur les fonts baptismaux, ont œuvré sans relâche pour rechercher une surface susceptible d’être aménagée en terrain de jeu. Avec l’appui inconditionnel d’une large frange de la population, acquise à la nécessité d’offrir à la jeunesse les moyens de pratiquer le football, ces pionniers ont réussi, après maintes tentatives infructueuses, à aménager l’actuel terrain des Collines inauguré les 14 et 15 août 1975. Mais, en dépit du large soutien populaire de la somme de travail exécutée bénévolement et du dynamisme des dirigeants, cette réalisation capitale aurait été vouée à l’échec sans la bienveillante compréhension de la direction de l’Aérodrome militaire de Sion et du Département militaire fédéral qui acceptaient de mettre gracieusement à la disposition du FC Aproz la surface nécessaire. De plus, la précieuse contribution de la commune de Nendaz a permis à la société d’honorer ses engagements financiers. Dans le même élan d’enthousiasme, avec l’aide efficace de ses nombreux supporters, le terrain d’entraînement était réalisé à Aproz sur une parcelle, propriété de la Paroisse de Nendaz.

Ainsi doté, le football aprozien prenait son véritable envol, progressivement, la deuxième équipe et les équipes de juniors étaient constituées. La politique d’ouverture pratiquée par les différents comités qui se sont succédé, attirait vers le club la jeunesse d’Aproz, de Coor, de Fey et des environs.

Après avoir longtemps milité en 4e ligue à l’exception de quelques promotions en 3e ligue (1973-1976-1990-1995), l’équipe fanion actuelle bénéficie enfin des nombreuses années d’efforts soutenus axés sur le développement de la relève. Elle a donc passé le cap de l’an 2000 en savourant un retour à l’échelon supérieur, échelon qu’elle a dû malheureusement quitter au terme du championnat 2001 – 2002…

Spectateurs, membres, joueurs, juniors, l’avenir du FC tient donc dans vos mains. A vous de consolider l’édifice patiemment construit, à vous de servir la communauté aprozienne!

Que tous ceux qui ont œuvré, qui œuvrent et qui œuvreront en faveur du FC APROZ se trouvent ici remerciés et félicités.